PRENEZ UN TICKET ! REVIEW METRO EXODUS

Metro Exodus … Des semaines, des mois que j’attendais l’arrivée de ce jeu dans mon salon… Encore plus depuis mon passage à la PGW où j’ai eu l’occasion de mettre les mains dessus et d’y jouer pendant une bonne demi-heure. Pendant cette courte session, j’avais pu retrouver les points forts des deux précédents opus comme la gestion des armes et des munitions, les instants de panique extrême … mais aussi des nouveautés rafraîchissantes notamment grâce au passage au monde ouvert qui change radicalement de l’effet couloir (où plutôt tunnel) de la série.

Titre de transport périmé !

Après deux jeux où l’action se passait quasi exclusivement dans les longs couloirs du metro moscovite, Artyom et sa bande voient enfin la lumière du jour et s’éloignent de la capitale russe. L’origine de cet exode ? Artyom, ses rêves d’une vie meilleure, et surtout des interceptions de signaux radio venant d’ailleurs … Sans trop hésité, il décide donc de partir à la recherche du signal et de ceux qui en sont les auteurs. Accompagné de sa femme, le valeureux militaire va donc sortir et commencer ses rencontres peu recommandables… Car oui, la Russie est habitée et l’air n’est pas si irrespirable que ça, malheureusement, et comme dans la quasi-totalité des mondes post-apo … l’être humain se trouve être une plus grande menace que l’environnement, radioactif ou non.

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Le tour de Russie en 365 jours

Si l’histoire débute à Moscou, Artyom, Anna et un groupe de militaire de l’ordre vont rapidement quitter la capitale. Suite à l’escapade du couple soviétique, la bande n’est plus réellement en honneur de sainteté, et, s’ils veulent survivre, ces anciens membres de l’armée russe vont devoir se résoudre à trouver un nouvel endroit pour vivre. A travers les 4 saisons, et des lieux iconiques comme Moscou, la Volga, Iamantaou, le désert Caspien et la Taiga, les « fuyards » vont parcourir la Russie à la recherche d’un lieu sûr pour s’y installer.

 

Russie hostile

Si le look d’Artyom et sa bande n’est évidemment pas une invitation à la discussion, les soldats vont avoir à faire avec des survivants complètement dérangés. Pas de spoil ici, je vous laisse découvrir les différentes spécificités de chacun des groupes de survivants, mais de mon côté j’ai beaucoup apprécié que chaque groupe ait ses propres particularités, ses propres croyances et attitudes.

Parallèlement à cela, le fait de traverser la Russie et les saisons apportent également un vent de fraîcheur très sympathique à la série. 4A Games aurait pu se contenter de nous dépeindre une Russie recouverte de son manteau neigeux mais le fait de nous offrir à la fois des paysages sibérien ou aride est une vraie réussite. Evidemment, on regrettera en 2019 certains manquements comme les traces de pas dans la neige, mais cela ne m’a pas forcément dérangé plus que ça.

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Même si l’histoire est plutôt basique et se résume à « on arrive à un endroit… Oh des méchants … On change d’endroit … » le système fonctionne plutôt bien et les passages dans le train ne sont pas aussi contraignants que je ne l’imaginais. Au passage petite astuce, profitez bien de votre temps passé dans le train pour améliorer, customiser vos armes ou encore fabriquer des munitions … Vous en aurez grandement besoin…

Toujours dans cette optique de ménager vos munitions, pensez bien a explorer, fouiner, récupérer tout ce que vous trouverez sur votre passage. Si la durée de vie du jeu doit être autour des 12h en rushant, j’étais déjà au dessus à la moitié du jeu. Fan de cet esprit russe post-apo, j’avais d’ailleurs fait une map sur Splinter Cell Chaos Theory dans ce style il y a maintenant 10 ans … j’ai adoré me balader, crafter, et observer les bâtiments, véhicules abandonnés … le rendu visuel est vraiment magnifique.

Enfin pour conclure sur cette partie armes et munitions, j’ai rapidement choisi mon trio d’armes fétiches avec la Kalash, le fusil à pompe et l’arme pneumatique. Idéal pour tous types de situations : fusillades, combats rapprochés ou approches discrètes.

En parlant de ces différentes situations, c’est un des points forts du jeu qui vous permet de choisir comment aborder vos phases de combat. D’ailleurs, en fonction de votre comportement, si vous décidez de tuer tout le monde ou d’épargner des survivants vous aurez une fin différente… Soyez rassuré si vous avez la « mauvaise » fin … J’ai eu la même 😀

Pas de pitié pour ceux qui me canardent !

 

Note (/5)

Malgré quelques petits défauts de collision, un freeze rencontré, et un level design où il est parfois compliqué de se repérer : il m’est arrivé de tourner en rond à certains endroits ou ne pas trop comprendre quoi faire pour pouvoir continuer la progression. Un peu embêtant quand on se trouve dans une zone radioactive où il faut gérer ses recharges de filtres et sa batterie. Enfin, deux petites choses m’ont un peu chafouiné tout au long de ma session de jeu : les chargements, beaucoup trop longs, et le personnage d’Artyom. Pourquoi Artyom ? Parce qu’il reste muet comme une carpe pendant TOUT le jeu. Si cette décision créative à pour but de favoriser l’immersion du joueur, elle a eu l’effet inverse sur moi. Voir son équipe discuter avec lui et ne pas l’entendre répondre … et profiter de blanc gênant… très peu pour moi. D’autant plus perturbant qu’Artyom parle bien en début de chaque chapitre… Alors pourquoi ce choix ?? Je ne l’explique toujours pas…

En conclusion, Metro Exodus est un très bon FPS pour les fans de la série, les joueurs peu habitué seront peut être un peu gêné par l’absence de glissade ou de mise à couvert « automatique », mais de mon côté cela ne m’a pas dérangé. Les fans d’URBEX se régaleront également avec cet open world à l’accent russe. Les paysages variés, le bestiaires de qualité, la fidélité des armes et évidemment la beauté du world sont les facilitateurs pour une immersion et un réalisme maximum.

 

 

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