AVIS BD : UCC DOLORES – Volumes 1 & 2

UCC Dolores - Tome 02

Avant de commencer, j’espère que vous avez passé de bonnes fêtes de fin d’année, que le père noël vous a gâté en suivant à la lettre mes recommandations et que vous êtes prêts et frais pour débuter cette année 2020 à mes côtés. Une année qui j’espère sera bonne en lectures, films et JV. En tout cas, ce que l’on peut dire c’est qu’elle commence très bien, avec ma première review de l’année au couleur Bleu Blanc Rouge et à l’ambiance intersidérale…

 

UCC Dolores est la nouvelle BD issu de l’esprit de Lyse et Didier Tarquin, notamment connu pour son travail sur Lanfeust de Troy. En parlant de Lanfeust, je connais de nom mais n’ai jamais pris la peine, surement à tort de le lire, mon avis sur UCC Dolores sera donc totalement objectif et aucunement biaisé par un ressenti vis-à-vis du travail antérieur de Tarquin.

 

Le futur se construit en affrontant son passé

Voilà trois semaines que l’UCC Dolores a atterri en catastrophe sur l’île de Mety-Mety. Les Nouveaux Pionniers et leurs esclaves Rasseths travaillent avec acharnement dans les mines pour extraire un cristal de propulsion et permettre à Mony et Kash de reprendre la route. Pendant ce temps, la jeune femme s’entraîne dans le maniement des armes pour apprendre à se défendre toute seule, en prévision des épreuves qui l’attendent sur la Piste. Elle découvre alors sur une stèle l’existence d’une légende liée au culte des cristaux et dont le carnet de son père faisait déjà mention. L’histoire d’un immortel, considéré par les Rasseths comme le dieu des dieux : un certain Tassili le rouge…

 

UCC Dolores – Tome 02

Si le premier volume est disponible depuis janvier 2019, le second l’est quant à lui seulement depuis fin novembre (2019), c’est d’ailleurs à cette occasion que j’ai pu découvrir la série grâce à Glénat et le splendide press kit reçu pour l’occasion.


Et si comme moi vous n’avez pas encore débuté votre périple à bord de Dolores, se procurer les deux est une excellente idée tant vous allez être plongé dans ce récit intergalactique. J’ai enchaîné les deux volumes d’une traite car je voulais absolument savoir ce qu’il allait se passer … Problème … J’ai la même sensation après avoir fini le volume 2 et suis donc maintenant à fond sur le volume 3 … qui j’espère ne sera pas aussi éloigné que le deux du premier.

Bref, assez divagué, rentrons dans le vif du sujet et essayons de mettre en exergue les points qui m’ont fait accroché à UCC Dolores, et pourtant ce n’était pas forcément écrit.

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L’espace et moi, une relation tumultueuse.

Quand je vous dis que ce coup de foudre n’était pas forcément prédestiné, c’est que je suis assez difficile avec tout ce qui touche l’espace au sens large. J’ai par exemple détesté Gravity ou Interstellar, Star Wars c’est cool mais ça me laisse plus ou moins de marbre, et parallèlement à ça, je surkiff le cinquième élément, Albator ou Cowboy Bebop. Et, étrangement, j’aurais du mal à expliquer ce qui fait que telle ou telle licence me touche plus qu’une autre.

Malgré tout, je dois avouer que j’ai tout de suite accroché à l’univers des Tarquin. Le tome un nous permet de prendre nos marques dans un nouveau monde qui nous est encore inconnu, qui possède ses propres légendes, croyances et peuples. Et, même si tout cela est nouveau, à aucun moment nous ne sommes perdus. Le facilitateur de cette immersion ? Mony. Cette pieuse orpheline, élevée par l’église des nouveaux pionniers, découvre à son tour ce monde qui l’entoure et dont elle ne connait que son couvent, au sein duquel elle a grandi pendant 18 ans. On se retrouve donc un peu à sa place quand elle sort et qu’elle fait face à ce monde futuriste, très proche du cinquième élément.

Au passage, je profite de ce petit point référence pour féliciter Lyse et Didier Tarquin pour tous leurs clins d’œil et hommages glissées ici et là au fil des pages. Je ne les ai surement pas tous vu, mais j’aime tout particulièrement ces petites attentions. Fin de l’aparté.

Si ce premier tome a donc pour but de nous introduire l’univers, les personnages, l’intrigue principale, la prouesse de ce dernier est qu’il le fait avec fluidité et sans jamais avoir un côté trop descriptif. Tout est expliqué de façon dynamique et l’action est au rendez-vous. Ainsi, dès les premières pages on comprend que Mony va devoir se battre et changer pour survivre dans ce monde violent, mais qu’elle n’est pas au bout de ses surprises concernant son passé, et plus particulièrement sa généalogie.

Accompagnée de Kash, Mony, va apprendre très rapidement les rudiments du pilotage de vaisseau spatial, du maniement des armes et va devoir se méfier de tous ceux qui vont l’approcher. Le duo Mony, Kash (un jeu de mots avec Money et Cash ??) fonctionne d’ailleurs à merveille tant les deux personnages sont différents mais se complètent. Si Kash parait très dur et refermé sur lui-même, il … cache … au fond de lui de lourds secrets que seul Mony pourra apaiser. Mony quant à elle, anciennement pure et innocente comme un oisillon tombé du nid, va vite trouver son véritable moi intérieur et se révéler sous son aile.


Note (/5)

Quoi dire à part Wahou ! J’ai été tout simplement happé et subjugué par ces deux premiers volumes. De bout en bout j’ai vécu l’histoire et ai presque eu l’impression de faire partie de l’équipage de l’UCC Dolores. L’action est omniprésente, les personnages sont attachants et charismatiques, le monde est grandiose et le potentiel est juste énorme… Le tout dessiné dans un style très dynamiques et colorés. On sent vraiment que le duo s’entend à merveille (heureusement me direz-vous) et que leurs esprits ne font qu’un.

Lyse et Didier Tarquin tiennent ici un petit bijou qu’ils vont devoir polir pour le faire entrer au panthéon de la BD, mais de ce que je peux déjà lire … on est bien partie pour vivre une épopée intersidérale de grande envergure avec eux.

Maintenant, on attend le tome 3 … Viiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite

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