eFootball PES 2020 : (ENFIN) LE RETOUR DU ROI ?

International Sup… Pro Evolutio… Pardon eFootball PES 2020 est disponible depuis quelques jours et il est temps de dresser un premier bilan du dernier né de la licence de Konami.

Après une démo qui m’avait laissé quelque peu perplexe, et surtout un besoin de changement après presque 10 ans passés sur FIFA et son cruel manque de révolution (même si le mode Volta peut être sympa dans la version de cette année), j’avais vraiment hâte de prendre en main cette version finale de eFootball PES 2020.

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Back to basics

Retour sur PES donc … près de … près de 13 ans après PES 6 et le dernier véritable PES que j’ai poncé de bout en bout. L’époque des Adriano, Babel, de la grande équipe du Milan … bref une époque trèèèèèès lointaine. Et, même si je joue beaucoup moins souvent qu’avant à FIFA, les presque 10 ans d’habitude ont la vie dure et si les premières minutes m’ont demandé un peu de temps pour m’adapter, le plaisir est réel.

Le rythme est beaucoup plus posé et aussi beaucoup moins tolérant. C’est d’ailleurs un des points que j’abordais après la demo sur Twitter. Le coté permissif de FIFA est pour moi une « force » dans le sens où il permettra  de jouer plus facilement avec des amis qui n’ont pas l’habitude. Au contraire, PES 2020 est lui beaucoup plus pointu et exigeant. Mais, ces deux points, font justement tout l’intérêt du jeu, qui, une fois maîtrisés font qu’on prend véritablement énormément de plaisir dans la construction des actions. Surtout, c’est ce sentiment d’être dirigé et forcé par le jeu qui n’est pas présent à l’instar d’un FIFA et qui peut s’avérer tout aussi frustrant. Ici, si vous ne réussissez pas une passe, c’est (presque) uniquement de votre faute.

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Si les deux éternels rivaux s’affrontent sur le terrain, ils déchirent également la communauté à tel point qu’il est encore difficile pour certains d’admettre que d’une année à l’autre le titre de meilleure simu de foot peut changer, voir même qu’on puisse préférer l’un par rapport à l’autre. Si le gameplay est évidemment l’aspect central permettant à chacun de de juger du meilleur jeu, EN FONCTION DE SA SENSIBILITÉ PROPRE, l’autre point de divergence qu’on ne peut occulter concerne les licences. Longtemps considéré comme LE point fort d’un FIFA … il est bon de noter que cette année des clubs ont opté pour des choix forts en signant un contrat d’exclusivité avec PES comme la Juventus par exemple… Un nom ronflant, et, de mémoire, la première fois qu’un club phare ne sera pas présent dans FIFA officiellement.

Pour ce qui est des licences dans PES, il est désormais très facile de MAJ son jeu via le téléchargement de Patch et ainsi s’éviter la partie manuelle de création des maillots … Comment ai-je pu faire ça à l’époque …

Si jamais vous n’êtes pas sûr de vous, voici une vidéo du copain Sofian le geek qui explique sur sa chaîne Youtube comment avoir GRATUITEMENT toutes les licences sur PES grâce au très gros boulot de CYPES.

 

« e » Football pour football exigeant

Avant de rédiger ce test, j’ai bien pris la peine de tester chaque mode de jeu afin d’être le plus complet possible. Côté solo, l’expérience est top. Le contenu est vraiment propre et conséquent. Des matchs en solo jusqu’à la Ligue Master le joueur qui souhaite jouer dans son coin (ou avec des amis) y trouvera son compte, malgré des menus qui datent toujours des années 1990 et mériteraient enfin une vraie refonte. D’un point de vu personnel, outre les matchs en local contre des potes, je ne consomme les jeux de foot que par des matchs en ligne désormais. Et par match en ligne je ne parle pas de FUT ou ici de My Club. Pas fan de ce concept de draft et de gasha, je préfère jouer avec ma bonne vieille team OL et ce tocard de Maxwell Cornet sur l’aile droite… Ce petit côté SM non avoué…

Concernant le mode division donc, je suis un peu déçu de ce dernier puisque la façon dont se fait le matchmaking se fait très différemment d’un FIFA où le jeu essaye de prendre en considération le niveau de l’équipe choisie. PES lui au contraire valorise les performances des petits poucets en bonifiant davantage les victoires dans le cas où votre équipe est plus faible. Et avec ce point, on revient au problème principal du jeu pour moi, l’accessibilité pour les novices et son côté élitiste. En 5 matchs avec Lyon j’ai affronté une seule fois une équipe de mon niveau : Monaco, sinon j’ai du faire face aux Réal, Barça, MU et Liverpool … pas top quand on recommence à prendre la licence en mains…

Blasé, j’ai du prendre le Barça pour prendre du plaisir et enfin l’emporter (face à Naples) … Je pense, certes, que j’ai un problème de skill, mais je trouve aussi que cette gestion des adversaires n’est pas forcément le plus user friendly et assez frustrante.

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Note (/5)

Malgré ces quelques petits défauts, eFootball PES 2020 est ce genre de jeu qui demande du temps et de l’investissement pour être complètement pris en main. Après une décennie sur FIFA, et lassé par la formule d’EA, je pense que cette année sera celle de Konami pour moi car j’ai envie de laisser sa chance au produit.

Niveau animations, beaucoup de boulot a été effectué et le soin apporté ajoute une vraie plus-value visuelle au titre. Couplé aux sensations de jeu, qui donnent la part belle aux puristes qui souhaitent être maîtres de la direction de leurs passes, la simulation nippone s’adresse peut être à un public plus restreint que son rival, mais une fois la prise en main totale … le plaisir est … total.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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