CANDLEMAN : UNE QUÊTE ONIRIQUE

 

Sorti il y a quasiment 3 ans, jour pour jour, sur XboxOne et smartphone, Candleman a débarqué sur Switch il y a quelques mois et sera bientôt disponible dans une version physique ultra collector puisque limitée à 2800 exemplaires. Cet édition collector est composé d’un fourreau en carton et d’un livret de 25 pages. A l’occasion de sa sortie physique … j’ai décidé de me lancer dans l’aventure en prenant la version démat sur le store de la Nintendo Switch … ouais ok aucune logique. Mais, bien m’en a prit puisque ce petit s’est avéré être une excellente surprise.

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Pour ceux qui ont déjà joué à Journey, ou Flower, les mécaniques et la dimension onirique du jeu devrait vous plaire. Vous incarnez une petite bougie, qui, qui va délaisser son étagère pour se diriger vers la lumière du phare située non loin d’où elle se trouve. Cette quête vers ce phare qui scintille au loin, sera semé d’embûches puisqu’à travers ce jeu mixant plateforme et énigmes, vous devrez affronter une dizaine de chapitres pour un total d’environ 30 niveaux. Chacun de ces chapitres se déroule dans des endroits différents ce qui permet, en plus d’avoir une variété de décors intéressantes, des changements de gameplay qui permettent de renouveler la courbe d’apprentissage et de difficulté lors des sessions de jeu. Autre mécanique de jeu pertinente, la prise en compte de votre avatar. Etant donné que vous êtes une bougie, il est normal que celle-ci se consume au fur et à mesure, d’autant plus que vous devrez utilisé votre corps (c’est le cas de le dire) pour éclairer les environs et ainsi voir où vous déplacer. Il faudra donc bien gérer la fonte de votre cire et ne pas surconsommé sous peine de devoir recommencer le niveau.

Bien entendu, le fait d’allumer votre mèche ne servira pas uniquement à vous montrer le chemin à emprunter mais permettra aussi de progresser dans le jeu via des mécaniques bien pensées et assez intuitives. J’utilise ici le terme d’intuitivité mais j’aurais aussi pu utiliser le mot facilité. Car, en effet, si le jeu n’est pas d’un grand challenge, l’aventure reste malgré tout très plaisante notamment de part son côté poétique, et l’ambiance, parfois pesante, de certains niveaux, même si certains on tendance à se ressembler (notamment au début du jeu). Les véritables changements apparaissant en fin d’aventure quand des ennemis font leur apparition et permettent ainsi d’augmenter l’affrontement.

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Il faudra au total un peu moins de 5h pour compléter le titre, notamment si vous souhaitez valider à 100% chaque niveau. Mais, malheureusement, la rejouabilité étant quasi nul, durée de vie qui n’est pas sans rappeler le destin de cette petite bougie vouée elle aussi à disparaître une fois consumée. Etant fan de ce type de jeu, je pense que cette expérience vaut la peine d’être jouée, et que l’aspect visuelle du titre en font quelques choses de vraiment très intéressant. Il aurait été de bonne augure de rajouter un peu de temps de jeu, en offrant la possibilité aux joueurs de refaire l’aventure avec un petit « game changer » permettant de relever la difficulté pour ceux qui auraient aimé se frotter au niveau avec un peu plus de challenge, comme un mode chrono ou une durée de vie réduite.

 

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