CONAN EXILES : La gloire du biceps

Conan Exiles a beau être sorti en ce mois de mai 2018, cela fait déjà quelques temps qu’on entend parler de ce jeu … La raison de ce buzz ? Un accès anticipé qui fait la part belle à son moteur graphique et son souci du détail … pour l’anatomie dirons-nous … Comme vous vous en rendrez rapidement compte lors de la création de votre personnage, tous les attributs de ce(tte) dernier(ère) sont personnalisables … et très bien animés XD
Un souci du détail, d’autant plus étonnant quand on sait que le jeu a été développé par Funcom, un studio norvégien où la mentalité nordique est d’habitude plutôt policée. Bref, une fois votre avatar créé et bien équipé, place à l’aventure et que la lutte pour votre survie commence.

 

 

Service minimum
Comme de nombreux jeux actuels, il est nécessaire d’être connecté à internet pour pouvoir en profiter. Malgré tout, rien n’empêche de jouer à la fois en solo, et en « coop ». Sur un serveur publique vous pourrez alors croiser des compagnons d’infortunes et vous alliez ou pas … dans votre survie à Hyboria. En parlant de serveurs, même si le côté pvp est sympa, je vous conseille de jouer votre première partie en local. En effet, le nombre de places par serveur est limité à 40 et vu la taille du monde il ne sera pas rare de ne croiser personne dans votre aventure. Ensuite, second problème, et non des moindres, une fois votre personnage créé sur le serveur, impossible de le migrer et de passer sur un autre serveur de jeu… Si vous le maxez, et que vous arrivez alors qu’il y a déjà 40 joueurs de connectés sur le dit serveur … impossible pour vous de continuer votre partie avec votre avatar. Au vu de tous ces aspects, j’ai donc de mon côté opté pour une partie en local, à la cool. Le crafting étant fastidieux, je ne me voyais pas farmer 2 personnages en parallèle.

Faites vos jeux !
Ce petit aparté sur les serveurs étant terminé, entrons dans le vif du sujet. Une fois votre avatar créé, vous commencez l’aventure crucifié, en plein milieu du désert. Si on a connu mieux comme début de partie, ne vous inquiétez pas. Vous allez être libéré de votre funeste destin par Conan lui-même, et physiquement proche du Schwarzy de l’époque, joli clin d’œil. D’ailleurs, cela peut paraitre surprenant mais malgré le nom du jeu, Conan Exiles on le rappelle, le héros créé par Robert Howard est quasiment invisible dans celui-ci. L’univers et tous les codes y sont bien représentés mais manque le principal intéressé.
Une fois décloué de votre croix, il faudra donc survivre dans ce monde hostile. Comme tout RPG survivaliste il va falloir crafter et matraquer le bouton carré pour ramasser tout ce qui se trouvera sur votre chemin. Il va rapidement falloir vous armer vu la faune qui peuple Hyboria. Outre votre barre de vie, d’autres statistiques seront à surveiller : faim, soif, encombrement et température corporelle. Après Impact Winter, me voici donc de nouveau les yeux rivés sur le thermomètre et à la recherche de ficelles et de graines…

 

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Sans arme ni haine ni violence
Si la survie passe par la défense et/ou la conquête de territoire, le jeu ne se résume pas un immense champ de batailles. A l’instar d’un Minecraft, la récolte de ressources, coudre vos nouveaux habits, ou encore construire votre nouveau chez vous sont une part importante de votre quotidien. Si les possibilités sont limitées au début, au fur et à mesure que vous allez franchir les niveaux, de nouvelles opportunités s’offriront à vous. Et, chose intéressante, toutes les actions, ou presque, conduisent à vous faire gagner des points d’expérience. Le simple fait de passer du temps dans le jeu vous fera d’ailleurs gagner de l’XP.
Si le crafting est une part importante du jeu c’est que Funcom a très bien réussi son coup en ce qui concerne l’équilibrage du jeu. Les différentes recettes débloquées au fil des niveaux sont très différentes et permettent de varier les créations. Masses, lances, arcs, haches… Tous les types d’armes sont représentés et vous devriez y trouver votre bonheur. Attaquer un camp d’autochtones à grand coup de flèches caché dans les bosquets … un régal.

 

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Sims city
Si votre dada c’est l’architecture, alors vous allez pouvoir vous y donner à cœur joie. Un petit tour sur Youtube, et vous verrez ce que certains joueurs ont réalisé… Tout simplement énorme !
Malheureusement, et comme souvent avec ce type de jeu, la lassitude et la sensation de routine s’installe plus ou moins vite en fonction de la sensibilité de chacun. J’ai par exemple erré plusieurs minutes sans but et sans trop regarder où j’allais en pressant inlassablement le bouton carré et pouvoir ainsi récupérer tout ce qu’il se trouvait sur ma route : graines, pierres, fibres végétales, branches …. Le tout pour fabriquer une paillasse (qui est accessoirement le moyen de respawn le plus efficace en cas de décès).
Sensations de répétitions et de lourdeur d’autant plus accentué de part le menu minuscule et difficile à prendre en main. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il est assez indigeste… Dommage vu le temps qu’on va y passer.

 

Note (/5)


Tantôt jouissif, tantôt frustrant au possible, difficile de faire de Conan Exiles un incontournable. Si les combats et la variété des paysages sont les gros points forts du titre, les petits bugs par ci par là et ce gros problème d’ergonomie rendent le tout un peu lourdaud et difficile d’accès pour le quidam. Personnellement j’y trouve mon compte en le jouant par petite dose pour éviter l’overdose de crafting. Les adeptes du genre seront quant à eux ravis d’explorer en long, en large et en travers le monde de Conan et de s’imposer comme le meilleur des survivants.

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