AVIS MANGA : TERRARIUM – TOME 1

Date de sortie : Juin 2021 – Edition : Glénat – Prix : 7,60€

En début d’année j’avais eu la chance d’assister à la présentation des titres 2021 de la part de Glénat. Parmi les nombreuses nouveautés annoncées, Terrarium faisait parti de celles qui m’avaient le plus hypées et j’avais donc hâte de mettre les mains dessus pour découvrir cet univers.

Loin des traditionnels mangas parus dans le Jump, Terrarium est de son côté prépublié sur le site Comic Meteor (tout comme Les Fleurs de la mer Egée), une prépublication un peu plus intimiste mais qui mérite pour autant toute notre attention. Côté dessin et scenario, tout est géré d’une main de maître par Yûna Hirasawa, une mangaka débutante mais malgré tout engagée puisque dans son second manga elle racontait de façon autobiographique et intimiste son voyage en Thaïlande pour effectuer une opération de changement de sexe. Un thème rarement abordé, qui plus est dans les mangas, et d’autant plus poignant qu’il s’agit ici de son histoire. Pour les curieux voici le nom de cet ouvrage : Boku ga Watashi ni Naru Tame ni.

Terrarium – Tome 01

Mais Terrarium c’est quoi alors ? La série nous place dans un monde post apo, plutôt apaisant pour le moment, où la verdure et la nature ont repris leur droit sur les civilisations. Spécialité des humains, une guerre a éclaté il y a de ça plusieurs siècles et conduit à la quasi extinction des humains au sens où que nous connaissons. En effet, bien avant que cette guerre n’éclate, la robotique avait fait d’énormes progrès, tant et si bien que la frontière entre humain et robot n’existe plus. Ce sont d’ailleurs 2 protagonistes au profil « robotique » que nous allons suivre. Chico, une jeune technologue d’investigation et son frère (robot) Pino sont à la recherche de leur mère disparue. Pour retrouver la trace de leur maman, les deux frère et sœur sont donc en quête de noyaux de robots ce qui permettra à ses derniers d’activer une clef…

Si pour le moment cette histoire de clef n’est pas encore très clair, voir complétement flou ^^, je suis impatient de voir comment vont évoluer les choses pour nos deux explorateurs. Ce premier tome est quant à lui assez calme, posé, voir même contemplatif avec des doubles pages de paysages en friche qui rappelle par fois certains décors de TLOU2. A l’instar de cette mystérieuse clef, nous n’en savons pas beaucoup plus sur la maman disparue. Elle semble être une personne émérite parmi les survivants et de sa survie dépend aussi celle de l’arcologieEncore un mystère sur ce point. S’agit-il de la Terre ? D’une partie de celle-ci ou d’une autre planète ? Pour le moment Yûna Hirasawa nous mène par le bout du nez dans cet odyssée futuriste et si Chico et Pino sont livrés à eux même et face à l’inconnu dans des lieux qu’ils ne connaissent pas en chemin pour une destination inconnue … nous sommes encore plus perdu qu’eux.

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En ce qui concerne le dessin, l’autrice manie à la perfection son crayon et parvient aussi bien à représenter de vastes horizons et zones abandonnées que ses personnages. Qu’ils soient robots ou humains, elle parvient à donner une émotion et transmettre de l’empathie. Les lieux visités par nos héros sont aussi magnifiquement représentés et ce mélange entre lieux contemporains et flore omniprésente donne l’impression de s’évader et me rappelle personnellement mes vacances au Cambodge dans les temples d’Angkor.

Avec ce premier tome Yûna Hirasawa pose un lore mystérieux en en disant le moins possible mais suffisamment pour nous pousser à en savoir plus. J’avoue que je m’attendais à quelque chose d’un peu plus sombre, mais peut être que cela va évoluer avec les tomes à venir. La série étant assez courte, quatre tomes uniquement, le prochain tome devrait déjà être riche en rebondissements et nous permettre d’en savoir plus.

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