Hot Wheels Infinite Rush
3 ans après les deux opus Unleashed que j’avais déjà pu tester à l’époque, le constructeur de mini-automobiles Hot Wheels revient sur console avec Hot Wheels Infinite Rush. Avec cette nouvelle mouture, toujours développée par le studio Milestone en collaboration avec Mattel, les voiturettes s’échappent des habituelles tracks et circuits déjantés pour s’évader dans un open world riche et coloré.
Pour la première fois depuis l’extension Hot Wheels de Forza Horizon, on retrouve donc plus de 150 voitures dans un open world. Un changement que je trouve très malin après les deux premiers jeux car sans cela, on aurait encore eu l’impression d’avoir encore et toujours la même chose. Ici, vous aurez 4 îles à explorer, chacune ayant un style et sa propre identité. Vous commencerez l’aventure à Wheelswood où trônera au sommet du plus haut building de la ville une version toy de King Kong qui n’hésitera pas à vous balancer des explosifs dont il faudra se méfier. Puis vous vous envolerez vers Tentacle Bay, la destination de vacances idéale si on omet la pieuvre verte gigantesque qui cherche à vous attraper. Ensuite, en route pour Gearville, véritable décor de far west, désertique, montagneux et aride (attention aux scorpions dans vos bottes). Et enfin, direction Drfity Temples, où la culture asiatique et la passion du drift se mêleront à la mythologie japonaise, entre tradition et modernité comme on dit.
Comme je le disais, je suis agréablement surpris par cette direction, chaque île est vraiment différente de l’autre, a ses propres courses, véhicules… mais je trouve que le tout manque de fluidité. Pour changer d’île, il faut se rendre dans un saut qui vous ouvre ensuite une carte et vous devez choisir la destination. Cela casse un peu la navigation et l’immersion et n’incite pas à papillonner d’île en île. Surtout que les chargements sont interminables, j’ai joué au jeu sur Nintendo Switch 2, donc j’espère que sur PS5 c’est un peu différent, mais entre 30 secondes et 45 secondes pour charger l’île, ou lancer une course… c’est trop long et ça m’a même parfois coupé l’envie de progresser et juste me concentrer sur l’exploration de l’île. À voir s’ils améliorent cela avec un patch, mais pour moi, ça doit être la prio.
En termes de gameplay sinon, on retrouve la saveur des jeux précédents, toujours très arcade mais avec une prise en main améliorée, j’ai beaucoup moins subi la conduite que précédemment. Le fait d’être sur des circuits ouverts et pas uniquement des tracks aidant aussi peut-être à avoir cette impression. Il y a également plusieurs niveaux de difficultés, j’ai joué en normal et aucun souci, mais mon fils de 9 ans a essayé et n’a pas réussi à gagner une course, je crois. Donc à avoir en tête pour les papas ou mamans qui règlent le début du jeu pour leur progéniture.
Niveau contenu, c’est assez riche, le mode campagne est plutôt bien pensé et l’objectif est de remporter certaines courses pour ensuite aller défier le rival de l’île dans une course en 1v1. Les courses ayant chacune leur contrainte, vous aurez l’occasion de changer régulièrement de classe de véhicules parmi les 4 disponibles (Speeder, Dérapeur (Drifter en VF), Titan et Universel). Il existe également différents types de courses avec des modes de jeu variés comme le mode Élimination où il faut survivre le plus longtemps possible, le classique Time Attack ou encore un autre mettant en avant le freeroam sans réelle tracée, mais juste les checkpoints à atteindre de la façon dont vous voulez.
Plusieurs activités freeroam peuplent aussi l’île comme des photos, des courses à la volée contre les Daredevils, des cascades ou encore des collectibles.
Clairement, après une bonne vingtaine d’heures de jeu, je ne me suis jamais ennuyé et c’est la formule parfaite sur Switch pour jouer dans l’avion ou avant de dormir.
Comme je vous le disais, le défaut principal du jeu pour moi est les temps de chargement qui, en 2026 et à mon âge, sont vraiment le truc qui me font perdre patience.
Dispo en early le 7 septembre et officiellement le 10 septembre pour 50 euros dans sa version de base, Hot Wheels Infinite Rush est une belle surprise que je n’attendais pas plus que ça. Il est clairement addictif (au moment où je vous parle, mon fils est en train de jouer et d’hurler car il vient de battre un Daredevil et a remporté une voiture Titan), et représente une bonne alternative sur console portable au sim arcade du marché.

