SAROS
“Mais pourquoi tu meurs tout le temps ?” … Commençons cet article par les mots de ma copine, qui voit son petit ami mourir en boucle, encore et encore, sans jamais parvenir à dépasser ce satané boss… Comme je la comprends ahah, ça doit être vraiment étrange de regarder quelqu’un souffrir pour se détendre.
Près de 5 ans jour pour jour après la sortie de Returnal, les développeurs finlandais de Housemarque reviennent avec la même formule, plus ou moins la même formule, mais en la voulant cette fois un peu plus inclusive. En effet, c’était pour moi le gros défaut de Returnal, et même si je sais que c’est le principe de ce genre de jeu, c’est tellement frustrant de ne pas pouvoir en profiter pleinement (et sur la totalité du jeu). Pour que vous ayez encore un peu de contexte, je n’ai évidemment pas fini le premier opus, restant bloqué au troisième boss de mémoire, et ne pouvant donc pas voir la seconde zone du jeu.
Concernant le jeu en lui-même, je ne vais pas parler des heures de l’histoire, car même si elle est sympa à suivre et à construire soi-même en recollant et récoltant les audios à droite à gauche des différents niveaux, elle reste assez anecdotique de mon point de vue. Le gros point fort du jeu, évidemment, reste le gameplay. Toujours aussi précis, jouissif, nerveux mais exigeant, il faudra réfléchir au lieu de foncer tête baissée.
En effet, il est toujours plus facile de jouer de ses armes et de tirer à gogo. Cependant, Arjun (le personnage principal) possède un bouclier et une arme énergétique qui fonctionnent de pair. Il faudra donc bien penser à encaisser des dégâts avec ce bouclier si vous souhaitez la recharger, et je vous le conseille, car sa puissance est redoutable.
Point très positif de ce roguelite, l’arbre de compétences que vous pouvez compléter entre chaque run pour améliorer vos caractéristiques de base. Une feature très pratique et qui a un impact direct sur vos sessions de jeu. Sessions de jeu où, à chaque run, vous découvrirez un nouveau monde à parcourir… ou presque. Honnêtement, c’est pour moi un des défauts du jeu. Après seulement 5-6 runs, je bouclais déjà sur les mêmes décors, puzzles… gros point noir de ce côté-là. Du point de vue des armes, là aussi pas beaucoup de variété avec 10 armes, qui ont certes des variantes, mais j’avoue qu’une fois trouvée l’arme qui vous convient, on a tendance à essayer de la garder, même si l’appât du gain de niveau est grand.
Pour conclure, je passe un très bon moment sur Saros, plus accessible et toujours aussi pointu. La formule fonctionne bien et j’avoue que la “licence” me manquait.

