SPIDERMAN PS4 : LA TOILE DE MAITRE !

S’il y a bien un jeu qui pouvait faire sortir God Of War de ma PlayStation 4 c’est bien celui-ci. Depuis son annonce à l’E3 2017, je suis au sommet de la hype, et c’est aussi une des raisons pour laquelle je souhaitais passer chez PlayStation après 2 générations chez M$. Spiderman était l’exclusivité que j’attendrais et pourtant je suis loin d’être un fan de la licence. Que ce soit les films, les comics ou les dessins animés je n’ai jamais vraiment accroché au concept de l’homme araignée. Cependant, après avoir vu le trailer E3, j’avoue avoir été convaincu par ce que j’avais vu et j’étais prêt à faire abstraction de mes aprioris. Le gameplay à la Batman, la liberté de mouvement, et le travail sur le world m’avaient totalement séduit. La vraie question est maintenant de savoir si manette en mains, le jeu d’Insomniac Games est aussi génial qu’il le laissait apparaitre…

D’ailleurs, j’en profiter pour souligner qu’Insomniac Games n’a jamais aussi bien porté son nom … Depuis la sortie de Spiderman, mes nuits sont très, très très courtes ^^

L’homme a régné !

L’histoire est simple, vous enfermez l’homme qui dirige la pègre et règne sur la ville, malheureusement, son incarcération n’a pas forcément l’effet escompté. Wilson Grant Fisk, dit The Kingpin (ou le Caïd en VF), a beau être derrière les barreaux, New York n’en reste pas moins malfamée. Un nouveau gang masqué qui se fait appelé les Démons est bien décidé à prendre la relève de Fisk… Evidemment Peter Parker va rapidement se mettre à leur poursuite et identifier l’homme à la tête de l’organisation… Et c’est une personne qu’il connait très bien. Même si vous devriez le découvrir par vous-même assez rapidement je vous laisse la surprise de cette découverte.

Scénario inédit réalisé pour l’occasion dans lequel vous incarnerez évidemment Peter Parker (mais pas que). Agé de 23 ans au moment de l’histoire, vous êtes ce jeune scientifique de talent, fini la photo (enfin presque), qui lutte dans son habit d’araignée contre le crime depuis 8 ans. Un Spiderman bien rodé donc, malgré son jeune âge, avec une large panoplie de gadgets que vous pourrez débloquer au fur et à mesure de l’aventure. Certains d’entre eux sont d’ailleurs extrêmement jouissifs a utilisé lors des phases de combats.

Outre Peter et Fisk, l’histoire reprend bien entendu les personnages principaux de la licence comme Mary Jane, tante May, le docteur Otto Octavius, mais aussi de nombreux lieux cultes de l’univers Marvel comme la tour des Avengers ou l’ambassade du Wakanda !

SpiderBatman

Si l’un joue avec le maillot de la #TeamDC et l’autre celui du club rival #TeamMarvel, il est difficile de renier le lien de paternité qui existe entre le titre de Rocksteady et celui d’Insomniac. D’ailleurs, les concepteurs du jeu ne s’en cache pas.

Je vais vous couper l’herbe sous le pied : oui, nous avons joué aux jeux Batman Arkham et de nombreux fans nous ont demandé comment nous allions nous aligner avec les standards de qualité qu’ils ont su instaurer. Rocksteady Studios a redéfini la qualité des jeux de super-héros et nous voulons être au même niveau.

Bryan Intihar @ directeur créatif d’Insomniac Games

Cette filiation n’est au final pas si surprenante que ça et pour deux raisons plutôt évidentes. Tout d’abord la dernière itération en date d’un jeu licencié Spidey : Spiderman 2 s’inspirait déjà pas mal de l’homme chauve-souris. Et comme le dit Bryn Intihar, le succès de la série Arkham est telle, que cette dernière est devenue la référence en terme de gameplay dans un mood super-héros.

Personnellement, j’ai adoré la trilogie des Arkham, et je suis un gros fan de l’univers Batman. A l’opposé je suis très loin de porter Peter Parker dans mon cœur. Il doit être de loin le super-héros que j’aime le moins. Et la performance de ce Spiderman est telle, qu’il m’a fait changer complètement d’avis sur la licence. Honnêtement je ne saurais pas dire pourquoi je n’ai jamais trop accroché à la licence. Est-ce la faute de Sam Raimi et de ses films ? Le côté toujours un peu niais de Spiderman ? Je ne saurais le dire. Malgré tout, je dois me confesser et admettre que je suis ici 100% convaincu.

Le gameplay à la Batman dirons-nous pour simplifier la comparaison s’adapte très bien à Spiderman, et Insomniac a su modifier suffisamment celui-ci pour mettre en avant les spécificités de l’acrobate.

Si Batman est un perso assez lourd, malgré le gameplay dynamique, Spiderman lui est beaucoup plus léger, voltigeur et acrobate. Et ces différences sont parfaitement visibles et lisibles lors des phases de combats.

The Big Apple

Mise à part les phases de combats, qui je dois l’avouer sont régulièrement jouissives : esquiver un roquette en slow-mo’ pour enchainer avec une glissade entre les jambes d’un sbire pour le soulever en l’air et le coller contre un mur avec votre toile … Tout être humain doit vivre cela au moins une fois dans sa vie pour savoir ce qu’est le bonheur… Bref, passons à la surface de jeu de Spiderman : New York

La ville est très bien modélisé, tantôt fidèle à la réalité, tantôt fidèle à l’univers Marvel. Sa taille est très raisonnable et la parcourir en long, en large et en travers en voltigeant d’immeuble en immeuble et très agréable. Si le déplacement rapide n’est pas disponible dès le début du jeu pour pousser à l’exploration, son manque ne se fait pas particulièrement ressentir. La fluidité des déplacements aidant, il est très agréable de se déplacer « à la Spiderman ». Même après avoir débloqué l’option, je ne l’ai que trop peu utilisé au final, uniquement quand j’avais 15-20 minutes devant moi pour jouer et que je voulais aller droit au but.

Pour en finir avec NYC, et l’exploration, le jeu fait la part belle aux quêtes annexes… presque trop peut-être. Rallongement de la durée de vie, exploration forcée ? A chaque (ou presque) nouvel ami rencontré son lot de missions secondaires. Ramasser vos vieux sacs à dos, dépolluer la ville pour Osborn, prendre en photo de célèbres monuments … Une multitude de défis vous attend et vous poussera ainsi à explorer la ville dans tous ses recoins. Objectif ? Platiner le jeu mais aussi débloquer et acheter tous les costumes de Peter Parker !

Note(/5)

S’il y a un bien un jeu qui pouvait me réconcilier avec la licence Spiderman c’est bien celui-ci. Pas fan du perso à la base, mes 20 heures de jeu m’ont donné envie d’en savoir plus sur l’univers, son histoire … J’ai déjà demandé quelques comics à des collègues de boulot pour rattraper mon retard. Côté gameplay, celui-ci est très agréable à jouer, et cette « suite » fait honneur aux Batman que j’ai adoré.

Insomniac Games a vraiment travaillé et polish son jeu pour nous offrir une exclusivité PS4 comme Sony en a le secret. Si comme moi vous n’êtes (n’étiez) pas fan de Peter Parker, s’attarder sur le titre en vaut malgré tout la peine. Les profondeurs de champs, les déplacements et le système de combat sont les 3 forces du titre et font de ce Spiderman un incontournable de la console.
Enfin mention spéciale pour le photo mode qui en plus de sa viralité et très simple d’utilisation et permet de superbes customisations.

 

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