THIRD EDITIONS : Les mystères de Monkey Island

« Faites ce que vous voulez, mais faites des trucs cool ! » – George Lucas, le 1er mai 1982.

Voilà le seul objectif fixé à cette vingtaine de créateurs, jeunes, ambitieux, drôles et mal coiffés. Lucasfilm Games™ puis LucasArts™deviendra un développeur légendaire, entre autres parce que c’est dans ses locaux qu’en 1990 fut créé The Secret of Monkey Island™. Le plus connu des jeux d’aventure Point & Click, qui doit sa réputation à son univers de pirates bariolés, délicieusement anachronique, à son humour tout droit hérité des Monty Pythons, mais aussi, tout simplement, parce qu’il a révolutionné un genre.

Le présent ouvrage se veut un hommage aux aventures de Guybrush Threepwood™, pirate de génie. Mais il souhaite aussi, avec beaucoup de prétention, vous expliquer pourquoi Monkey Island représente une étape décisive dans la manière de raconter une histoire à travers un jeu vidéo. Il sera par ailleurs l’occasion de revenir sur l’histoire tumultueuse de LucasArts, de Telltale Games, de découvrir quelques recettes de grog vaudou, d’apprendre des chansons interactives de reggae pirate, de briller lors d’une soirée mondaine entre geeks quadragénaires et de découvrir des répliques aussi aiguisées qu’un sabre d’abordage (utiles pour les duels ou les anniversaires).

Il y a bien longtemps que je voulais franchir le cap et me procurer un ouvrage de chez Third Éditions. Connu pour leurs éditions de qualité et traitement des sujets en profondeur, un bouquin hommage à Monkey Island, pionnier du point and click ne pouvait que me faire céder à la tentation et me délivrer du mal.

 

Je suis ton père

Si le genre du point and click n’est plus au summum de sa popularité, pour preuve les studios Telltale ne vont même pas terminer leur série sur TWD, il faut savoir qu’il y a … longtemps (j’ai mal à mon acte de naissance) il faisait office d’incontournable. A l’instar du mouvement Battle Royal actuel, de nombreuses sociétés ont tenté de se lancer dans le P&C avec plus ou moins de réussite.

Le plus mémorable des studios porte le nom d’un fameux réalisateur de cinéma qui a grandement participé au développement du jeu vidéo à l’époque : Mr George Lucas et son studios LucasArts.

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Cinéma et jeu vidéo (déjà) main dans la main

Si maintenant il est commun de voir des films adaptés en jeu vidéo ou inversement, à l’époque, ce type de business model n’était pas chose courante. Ainsi, en lisant les pages de cette bible Monkey Island, vous aurez également l’occasion d’en apprendre plus sur la perception du cinéma, ou en tout cas de Georges Lucas, sur le jeu vidéo, sa conception, son objectif… C’est d’ailleurs une des raisons qui font de ce bouquin un indispensable. J’étais très surpris d’en apprendre autant sur l’univers du cinéma grâce à l’histoire de Monkey Island. Et ce, même si je ne suis pas un grand fan de Star Wars.

Si à contrario vous l’êtes, il est obligatoire que vous vous procuriez cet ouvrage. Il en est de même pour les fans d’Indiana Jones ou autres licences signées Lucas ceci dit.

Secrets de conceptions, premières réunions, organisations des équipes et du temps de travail … En lisant ces quelques pages, j’ai eu l’impression d’être au cœur des équipes de dev et de vivre avec elles leurs journées d’il y a plus de 30 ans.

En un mot comme en cent : Immanquable. C’est bien la façon dont je définirai ce bouquin édité par Third Éditions : Les mystères de Monkey Island, qui aurait pu aussi s’appeler Les mystères de Monkey Island et un peu beaucoup du studio Lucas Films. D’ailleurs, si l’auteur a l’idée de poursuivre le chemin en nous faisant un petit aparté cinéma sur Lucas et son œuvre … je signe tout de suite.

Pour une découverte je suis entièrement conquis et il est sûr et certains que ma bibliothèque risque de s’agrandir et prendre du poids à cause de Third. Je vous laisse jeter un œil à leur catalogue mais l’ouvrage sur Saint Seiya fraîchement sorti risque fortement d’être le prochain sur la liste …

 

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