DIRT 5 : UN VIRAGE ARCADE POUR DEPOUSSIERER LE RALLY

Connu pour être la référence des simulations de rallyes, la série Dirt prend un virage serré cette année avec son nouvel opus Dirt 5 qui est résolument tourné vers l’arcade et le jaune flashy.

Comme évoqué juste avant, virage arcade, mais c’est surtout un demi-tour sur la DA auquel on assiste avec cette cinquième itération. Une vision colorée donc qui permet d’habiller avec un certain cachet les différents circuits du jeu qui vous feront voyager (une notion assez abstraite en ces temps compliqués) aux 4 coins du monde avec des courses en Italie, aux US, en Chine ou encore en Afrique du Sud. Tous les continents seront traversés par votre pilote et ses différentes disciplines tels que le Cross Raid, le Rally Cross, le Rally GT pour ne citer qu’elles. Au total c’est plus d’une dizaine de classes qui seront jouables. L’autre élément majeur de cet opus est l’apparition de la météo et de son impact sur le circuit et donc votre véhicule et sa conduite. Il n’est ainsi pas rare de commencer une course sur une piste ensoleillée et finir sous une pluie torrentielle. Il faudra ainsi bien maitriser son bolide et ne pas sortir de la route sous peine de vous voir rapidement distancé par vos concurrents.

Restons sur l’IA puisque celle-ci est je trouve assez agressive et difficile à battre. Un challenge intéressant donc, mais qui donne souvent l’impression de course, ou en tout cas de début de course, plutôt brouillon où il est souvent nécessaire de jouer des coudes et de profiter de vos adversaires pour optimiser les premiers virages. Attention aux collisions d’ailleurs, car si celles contre les adversaires donnent un aspect d’auto tamponneuses, si vous avec le malheur de frotter un peu trop un mur, ou une barrière, votre véhicule aura tendance à s’arrêter net et il m’est souvent arrivé de devoir restart la course car une fois « bloqué » les IA vous dépassent sans vergogne et sont très compliqués à aller chercher. Un peu frustrant que les collisions soient si permissives d’un côté et punitives de l’autre. Un entre deux aurait été une bonne solution, d’autant plus que le jeu se veut très arcade.

Plus de 10 disciplines donc, et plusieurs modes de jeu avec notamment un mode carrière qui s’appuie sur une « story » narrée par deux animateurs de podcast passablement inutiles et assez fades, surtout en français. Les blagues, les commentaires … tombent souvent à plat et ne sont que très peu intéressants. Il est toujours difficile de proposer une histoire intéressante dans un jeu où on enchaine les circuits mais là … J’ai trouvé le scénario et le doublage vraiment mauvais. Malgré cet aspect qu’on mettra rapidement de côté, le mode carrière est intéressant car il propose une grande variété grâce aux multiples classes et cela permet de changer de type de courses, véhicules et météo à chaque circuit.
Pour ce qui est des véhicules, j’ai trouvé la liste un peu radine, puisqu’il y a au total 60 véhicules différents, mais une fois réparti dans les 13 classes, on se retrouve avec au final 5-6 choix possibles en général ce qui fait assez peu. La modélisation n’est pas non plus transcendante et on aurait pu attendre un peu plus de détails sur certains modèles.

Si faire carrière ne vous botte pas plus que ça, l’essentiel de votre temps de jeu devrait alors se tourner vers les modes online ou playgrounds. Ce dernier permet de manier votre véhicules sur des circuits inédits créés par les joueurs mais qui manque de features pour être réellement abouti.
Enfin, point positif et c’est assez rare dans les jeux de voitures actuels pour être signalé mais il est possible de jouer en local avec un écran splitté.

Avec cette mouture arcade, Codemasters et son Dirt 5 essaye surement de séduire un nouveau public, mais on sent qu’il reste malgré tout influencé par leur histoire et c’est bien normal. Le rendu final est plutôt propre dans son ensemble, visuellement coloré et avec pas mal de variété et de diversité grâce aux nombreux pays visités et à l’aspect météo qui est très intéressant. Malgré tout, le jeu manque d’innovation réelle et est assez classique pour se démarquer sensiblement par rapport à ce que peuvent proposer des jeux comme Forza Horizon 4 ou The Crew 2 qui à défaut de nous faire voyager dans plusieurs pays, offrent des open world conséquents.

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