AVIS MANGA : PAR LE POUVOIR DES DESSINS ANIMES

Date de sortie : 06 septembre 2019 – Edition : Kana – Prix : 15€

Qui n’a jamais crié enfant ce genre de phrases … « Par le pouvoir des dessins animés » est un manga made in France signé Elsa Brants qui raconte comment une petite fille, fan du Club Do’ est devenue mangaka. Un manga tranche de vie, qui fonctionne à merveille, d’autant plus que le trentenaire que je suis s’est fait irrémédiablement happé par chacune des référence de l’auteur. Un vis ma vie d’enfant de la télé française, nourri aux exploits de Goku, Ranma ou des Cat’s eyes … Mon enfance, notre enfance à nous les natifs des années 80 …

Synopsis : 

Pourquoi la France est-elle devenue l’autre pays du manga ? Pourquoi des auteurs Français se sont-ils lancés dans le manga ? Au travers de sa propre histoire, de son parcours, Elsa Brants répond avec humour à toutes ces questions, nous révélant par la même occasion les coulisses du métier d’auteur, le tout saupoudré d’une bonne grosse dose de nostalgie pour tout ceux de la génération du Club Dorothée.

Si vous avez lu mon article sur À nos amours, vous savez que j’apprécie les mangas de style tranche de vie. Surtout quand ils me touchent. A nos amours avait fonctionné sur moi car ma femme étant chinoise… ne lui dites pas que je la compare à une japonaise svp … je me retrouvais dans pas mal de situations présentées dans le manga. Et bien ici. Il en va de même avec Par le pouvoir des dessins animés. Les mercredis matin devant ces ovnis importés du Japon et téléportés sur nos écrans de TV sans aucune once de censure … quelle vie. Quel bonheur. Quelle chance d’avoir vécu ça. Et quand j’ai lu ce tome. Je me suis retrouvé dans ce que raconte Elsa. Mais j’ai surtout ressenti un vrai bonheur, pour elle, de nous narrer son enfance. La façon dont elle se prenait pour un des membres de Jeanne et Serge, Olive et Tom ou même Fairy Tail (qui a dit qu’on devait grandir ?) avec sa fratrie … fait véritablement écho à mon enfance…

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Ce que j’ai beaucoup aimé c’est qu’Elsa Brants ne renie à aucun moment d’où nous venons. Moi qui suis assez présent sur Twitter notamment, je suis à chaque fois choqué de voir des Jean Puriste insulter la VF, critiquer tel choix d’il y a 30 ans … Malgré tout. Et je pense que c’est un des points qui nous lie tous, nous qui avons été élevé par Dorothée et sa bande, nous respectons tous la VF. Rien que le titre du manga. On parle ici de dessins animés. Car oui. A l’époque on ne parlait pas ou peu d’animes. Et personne ne venait l’ouvrir. Oui Nicky Larson passait juste avant Mark Landers et Satan Petit Coeur … et alors ? Je suis fier d’avoir vécu cette époque. Et quoi qu’on en dise la VF aura toujours une place particulière dans mon cœur.

 

Note (/5)

Que ce soit pour raconter son enfance, le quotidien (difficile) d’une mangaka en France où tout simplement nous parler de sa passion, Elsa Brants nous embarque avec elle à travers les différents moments de sa vie et je l’ai accompagné avec plaisir. Toujours avec le sourire et un sentiment de nostalgie, j’ai littéralement dévoré ce tome. Loin des seinens ou shonens habituels, cette petite pause « tranche de vie » amène un peu de fraîcheur dans ce monde de combattants. Et ça fait du bien. Enfin, en tant que grand fan des illustrateurs. J’ai également beaucoup apprécié revoir les héros de mon enfance sous les traits et le style d’un autre auteur.

Par le pouvoir des dessins animés et un véritable hymne aux années Club Dorothée et tout adulte qui aura vécu cette époque se retrouvera forcément dans une ou plusieurs situations du tome. Quant aux autres, ne nous jugez pas et venez voir comment ces vieux ont pu tomber sous le charme d’une certaine Juliette Rozier.

 

Extrait du site KANA.FR :

Pourquoi avons nous décidé de publier ce titre ?

Commençons par le plus évident, si la majeure partie de notre catalogue est composée de titres venants tout droit du Japon, il s’agit ici d’une création à part entière. Cela signifie qu’il s’agit d’un projet qui a été suivi auprès de l’auteur durant tout son processus de création, là où le travail d’éditeur se cantonne habituellement à l’adaptation/traduction lorsqu’on parle d’une série déjà publiée ailleurs.

L’idée de cette œuvre est venue lors d’une discussion entre nos éditeurs et des éditeurs japonais, qui réfléchissaient sur le succès et la popularité du manga en France (à ce jour le plus gros consommateur de mangas après le Japon).

Aussi avons nous proposé à l’autrice Elsa Brants de nous raconter son parcours, sa vie, son expérience à travers un manga, qui pourrait être lu par les 2 publics. À la fois par les japonais pour leur expliquer les origines de l’engouement du public francophone pour ce genre mais aussi par les français qui, comme l’autrice, ont été bercés par le manga et pour qui cette culture fait maintenant partie du quotidien.

Rempli d’humour, cet ouvrage vous permettra de replonger en enfance grâce à l’évocation des nombreux dessins animés des années 80 – 90 à travers un trait simple, élégant et diablement efficace !

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