AVIS MANGA : ASADORA – TOME 2

Date de sortie : 12 Juin 2020 – Edition : KANA – Prix : 7.45€

Début février nous passions en revu le premier tome d’Asadora, le dernier né de l’esprit du renommé Naoki Urasawa. Depuis la publication du premier tome, ce n’est pas un monstre géant qui nous envahi mais une pandémie qui fait bien des dégâts. Maintenant que tout ça est derrière nous (on l’espère en tout cas) il est temps de se replonger dans ce récit fantastique et pourtant très réaliste.

 

Après un petit interlude très mystérieux dans le présent, on retrouve donc Asa plus ou moins ou nous l’avions laissé. Dans les airs, en proie à une vision d’horreur : sa maison, réduit en un vulgaire tas de planches et de clous, au milieu d’une immense étendue d’eau et d’une mystérieuse empreinte de pas gigantesque. Mais, comment est-ce possible ? C’est impensable qu’une trace de pas puise être aussi grosse… Malgré les doutes et le chagrin qui l’habite, Asa n’en démord pas et reste la petite fille forte qu’elle est déjà. Accompagnée de son pilote, elle est malgré tout bien décidé à continuer de livrer des bentos aux survivants et retrouver sa famille par la même occasion…

 

Ce second tome est très touchant. Que ce soit au niveau de la relation entre Asa et Kasuga qui devient petit à petit un modèle pour elle, la figure paternelle qu’elle n’a pas forcément pu avoir dans sa famille, ou de la volonté de fer d’Asa de sauver les autres. De plus, même si l’action se déroule encore principalement dans la jeunesse d’Asa et le jour de l’attaque de ce mystérieux monstre, ce second tome réalise une ellipse temporelle d’une petite dizaine d’année pour nous représenter Asa et son professeur de pilotage quelques années plus tard. Ce bon, enfin surtout ce qu’il s’est passé au milieu, sera j’espère expliqué dans les prochains tomes, mais, c’est intéressant de voir comment ont évolué les personnages. Asa est devenue une véritable as du pilotage et quand on la voit voltiger devant les regards ébahis des badauds on ne peut s’empêcher de se remémorer cette triste journée.

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Malgré ses covers enfantines et joviales, Asadora n’en demeure pas moins touchant et dramatique. Le mélange fantastique/mystique et réaliste est fait en douceur et nous rappelle aux meilleurs Godzilla ou King Kong. Après deux premiers tomes nous montrant la jeunesse de Asa, et sa première rencontre avec le monstre, je suis curieux de voir ce qu’il va se passer par la suite. Nous dirigeons nous vers une attaque de Tokyo ? Une chasse au monstre menée par l’armée ? …

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