Kingdom Come Deliverance : NEXT GEN

Si vous êtes comme moi et avez découvert la licence Kingdom Come Deliverance via le second opus (et l’avez adoré), alors vous allez sûrement être intéressé par cette version next-gen du premier titre sortie lui il y a 8 ans déjà. 1 an après la sortie de KCD2, les Tchèques de Warhorse nous offrent ici un beau cadeau, tout en surfant sur le succès incontesté de leur licence.

Pour ceux qui ne connaîtraient pas la licence, nous avons ici à faire à un RPG médiéval où l’on incarne Henry, un fils de forgeron non pas de la tribu de Dana mais dans une Bohême du XVe siècle en plein chaos. Le ton est sérieux, parfois brutal, mais toujours réaliste. Et c’est justement ce parti pris qui fait tout le sel du jeu. Les quêtes prennent leur temps, les dialogues sont denses, et chaque action semble avoir un poids. On n’est pas dans un RPG assisté : il faut observer, réfléchir, et parfois accepter de se tromper (l’impression de faire une formation Agile au boulot moi en disant ça).

Niveau perf, cette version PS5 apporte surtout un vrai confort technique. Le passage à 60 images par seconde change beaucoup de choses. Les combats gagnent en lisibilité, les déplacements sont plus fluides, et l’exploration est globalement plus agréable. Les temps de chargement, eux aussi, ont fondu, ce qui rend l’expérience bien plus naturelle. On passe moins de temps à attendre et plus de temps à vivre l’aventure, et ça fait du bien.

Visuellement, le jeu profite d’un petit lifting appréciable. Les paysages boisés, les villages boueux, les châteaux imposants : tout est plus net, plus stable, plus propre. Ce n’est pas une révolution graphique, on sent que la base reste celle d’un titre sorti il y a quelques années et qu’il s’agit ici d’un simple patch next-gen et non pas un vrai remaster, mais l’ensemble tient toujours la route.

kcd next gen

Là où le jeu divise encore, c’est sur ses mécaniques. Le système de combat, par exemple, demande un vrai apprentissage. Il faut gérer les directions d’attaque, le timing, l’endurance… Au début, on en prend plein la figure. Mais une fois qu’on comprend la logique, les duels deviennent bien plus gratifiants qu’un simple matraquage de boutons. Même chose pour la progression : Henry n’est pas un héros surpuissant dès le départ. Il doit apprendre, s’entraîner, rater parfois. Cette montée en puissance progressive participe énormément à l’immersion.

En revanche, certains aspects du jeu subissent le poids des années. L’interface n’est toujours pas la plus intuitive à la manette, l’inventaire toujours aussi chargé, et quelques animations grincent des articulations du fait de leur âge. Rien de dramatique, mais on sent que le jeu n’a pas été entièrement reconstruit pour cette génération. C’est une bonne amélioration, pas un remake flambant neuf encore une fois.

Kingdom Come: Deliverance next-gen update

Au final, cette version PS5 est un bon moyen de découvrir l’origine de la licence aujourd’hui. Elle ne gomme clairement pas tous ses défauts, et elle ne transforme pas l’expérience en AAA moderne. Mais elle améliore ce qui faisait déjà sa force : une immersion dense, exigeante et profondément humaine. On pourra peut-être regretter le prix de ce simple patch next-gen à 30 euros, ce qui correspond plus à une version remake d’habitude ou remaster à la limite.